Franc Nohain

Maurice Etienne LEGRAND (dit FRANC-NOHAIN)

est né à Corbigny (Nièvre) le 25 octobre 1872.

Fils d'Eugène LEGRAND, agent-voyer en chef du département de la Nièvre,

et de Fanny GARBAN.

Brillantes études au lycée de Nevers, puis à Janson de Sailly à Paris.

Prix du Concours Général (discourt français) à 16 ans.

Admissible à l'Ecole Normale Supérieure, ne va pas passer l'oral pour éviter une carrière administrative dans laquelle il entre néanmoins.

Secrétaire Général de la Préfecture de Constantine puis de Montauban.

qu'il quitte au moment d'être nommé sous-préfet (à 23 ans).

Monte à Paris.

Prend le pseudonyme Franc-Nohain : Franc, la franchise, Nohain, le petit cours d'eau de ses vacances à Donzy.

Rapide passage au "Chat Noir".


Collabore longtemps à la "Revue Blanche" des frères Natanson, qui éditent ses premiers poèmes : "Flûtes".

Publie "Les chansons des trains et des gares".

En janvier 1898, "Théâtre des Pantins": Franc-Nohain actionne avec Alfred Jarry les marionnettes d'Ubu Roi (décors de Bonnard, musique de Claude Terrasse).

Textes humoristiques publiés dans divers illustrés satiriques, notamment "le Rire".

Chroniques en vers dans "le Journal", puis "l'Auto".

Théâtre : écrit les livrets et les couplets des opérettes mises en musique par Claude Terrasse :

- "la Fiancée du scaphandrier",

- "Le temps des croisades",

- "Les Transatlantiques".

Puis, sa comédie "L'heure espagnole", présentée en 1904 à l'Odéon devient musicale avec Maurice Ravel (1911).

Chasseur Alpin décoré pendant la guerre de 1914-18

Auteur de nombreuses Fables récitées dans les écoles et par les plus célèbres Sociétaires de la Comédie Française.

Auteur également de livres historiques :
- "Saint-Louis",
- "Bayard",

- et d'un "Art de Vivre".

L'ensemble de ses oeuvres lui vaut de recevoir le Grand Prix de Littérature de l'Académie Française en 1932.

Franc Nohain, en outre, était un journaliste très estimé, Secrétaire Général, critique littéraire et théâtral du quotidien "L'Echo de Paris".

Victime d'une crise d'appendicite foudroyante (les anti-biotiques étant encore inconnus),
Franc-Nohain meurt le 17 octobre 1934, à 61 ans.
Sa carrière était en plein épanouissement. Il comptait parmi les personnalités parisiennes les plus en vue.

Commandeur de la Légion d'Honneur.