Jean Nohain

Jean-Marie LEGRAND (dit Jean Nohain), né le 16 février 1900, 43rue des Martyrs à Paris.

Fils de Maurice LEGRAND (Franc-Nohain) et de Marie-Madeleine Dauphin.

Etudes : école Fénelon, puis lycée Condorcet.

Engagé volontaire en 1918, campagne de Pologne (armée Weygand).

Licencié en droit, Secrétaire de la Conférence du Stage, de la promotion Gaston Monnerville.

Avocat à la Cour d'Appel de Paris.

Prend le diminutif de son enfance (Jaboune) pour diriger la page des enfants dans le quotidien "L'Echo de Paris". Puis :

Rédacteur en chef de l'hebdomadaire pour les jeunes :"Benjamin",

qu'il crée et qui engendrera (insigne, chanson, manifestations, fêtes, croisières..)

un lien d'amitié fidèlement entretenu par toute une génération.

Pionnier de la "T.S.F." dès 1923, il a, le premier, l'idée de présenter des jeux sur les ondes.

Sa rencontre avec Mireille Hartuch (jeune comédienne camarade de Claude Dauphin à l'Odéon) sera à l'origine de dizaines de chansons qui deviendront très populaires

(voir pages 122 à 129).

Devenu auteur-animateur vedette du Poste Parisien,

Jean Nohain, associé à Maurice Diamant-Berger (André Gillois), présente d'innombrables séries d'émissions dont : "le Salon des Amis de Mireille", "les Incollables" ("Grosses Têtes" de l'époque) avec Emmanuel Berl et Henri Kubnick, "En Correctionnelle", "les Potins de Paris", et de nombreux "Jeux Radiophoniques".

De nouveau engagé volontaire (39 ans et 4 enfants), il combat en juin 1940 (Croix de Guerre) Fait le serment avec son frère Claude de ne rentrer à Paris que sur un char.

En zone libre jusqu'en 1942, il présente à la Radio Nationale, à Marseille, une émission chaque matin :"Bonjour la France", d'une gaîté réconfortante, et le soir : "Bonsoir la France", s'adressant plus particulièrement aux Français de la zone interdite (Alsace-Lorraine).

Ces émissions permettaient de transmettre des messages codés aux services britanniques, et furent arrêtées à la demande des autorités d'Occupation.

En 1943, Jean Nohain rejoint les Forces Françaises Libres en Angleterre, participe à la formation de la Division Leclerc au Maroc, et débarque en France à la tête de ses 5 chars.

Il est grièvement blessé à la libération de Strasbourg. (Médaille Militaire) (voir page 133)

La guerre terminée, il reprend ses activités d'auteur-animateur de très nombreuses séries d'émissions, notamment : à la Radio, la célèbre "Reine d'un Jour",

à la Télévision, les populaires "Trente-six Chandelles".(voir p. 34)

et de grandes "Emissions pour les jeunes".

Rédacteur en chef d'hebdomadaires :"Bonjour Dimanche" puis "C'est la Vie" (suppléments des grands quotidiens de province).

Enfin, tout en poursuivant sa carrière de journaliste et d'animateur de spectacles,

il écrit plusieurs livres, notamment de souvenirs, dont le dernier :"La Main Chaude" (Julliard).

Il meurt le 25 janvier 1981.

Commandeur de la Légion d'Honneur.